31/05/2026 –, Conf 4 - D2.020
Un ordinateur qui va moins vite, qu'on peut réparer et qui dure des décennies
En 1990, Steve Jobs promettait que le Mac serait un vélo pour l'esprit. Les outils numériques actuels me semblent plutôt être des SUV : polluants, surdimensionnés, et dépendants d'infrastructures gigantesques qui nous paraissent inamovibles.
Je ne dis pas qu'il faut revenir en arrière, mais on peut peut-être choisir un autre chemin que celui où nous mène l'industrie de la tech. Peut-être qu'on peut se bricoler un vélo électrique pour l'esprit — lent mais léger, réparable et suffisant. Je prendrai l'exemple d'un ordinateur portable de 2007 qui est devenu ma machine de travail.
Concrètement, j'aborderai les aspects matériels de la réparation (que faire avec les plastiques qui se dégradent ?), les pièces qui peuvent être remplacées par des versions supérieures à celles qui existaient à l'époque (rétroéclairage LED conçu par d'autres utilisateurs, installations de nouvelles cellules pour la batterie dans un hackerspace, SSD plutôt que disque dur), et également les aspects logiciels, notamment le choix d’un OS et d’applications open source modernes, mais capables de fonctionner sur du matériel ancien.
En acceptant les limites de la machine, on découvre un autre rapport à l'ordinateur. Il redevient un outil au lieu d'être un centre de divertissement surpuissant mais entièrement dépendant de services en ligne.
Je suis traducteur et journaliste, j’ai 44 ans, et j’habite Montreuil. Depuis une dizaine d’années, j’écris et imprime des fanzines avec du matériel peu cher, souvent d’occasion, voire avec des outils bricolés, et cela m’a conduit à repenser graduellement mon rapport aux outils numériques.